« Play Curious » : la science pour tous

Ecrit par Maïté Torres pour l’UPVD

PLAY CURIOUS fait partie des 10 projets sélectionnés pour intégrer dès mars 2018, le tout nouvel incubateur de l’université de Perpignan UPVD IN CUBE. Découverte d’un nouveau concept pour apprendre la science.

« La science peut être cool et fun ». C’est ainsi que le biologiste et directeur du CRI de Paris François Taddei concluait son article sur une étude menée par deux jeunes élèves de 8 et 10 ans sur la vie des abeilles.

Jesse Himmelstein, porteur du projet « Play Curious » nous confie « s’être beaucoup inspiré » de François Taddei et notamment « de sa vision alternative de transmission de la science dans l’éducation ». Fondateur du Game Lab au CRI où il était notamment chargé des jeux éducatifs, Jesse a choisi de franchir le pas et de répondre à l’appel de la création d’entreprise. Il forme avec Jean-Christophe Letraublon (JC pour les intimes) un duo déterminé à « rendre accessible au plus grand nombre un sujet complexe en passant par le média du jeu vidéo ». Ces deux entrepreneurs en herbe intégreront en mars prochain, l’incubateur de l’université de Perpignan, UPVD IN CUBE, pour une durée d’un an.

À l’origine : Le succès des Youtubeurs scientifiques

Passionné par le jeu vidéo, Jesse nous livre son intérêt pour le « phénomène » des youtubeurs qui « avec pas grand-chose peuvent vraiment te faire comprendre un sujet très compliqué ou abstrait ». Et son acolyte JC rebondit : « notre projet s’adresse à ceux qui s’interrogent sur des questions ou des thèmes complexes, voire métaphysiques. Ceux qui se disent « j’en ai entendu parler, je comprends rien, je vais me renseigner ». JC précise : « en tant qu’adulte, on développe notre curiosité et on va chercher nos propres réponses ». Il cite à titre d’exemple la chaîne « e penser » et son million d’abonnés ou encore la célèbre émission « C’est pas Sorcier ».

Quatre jeux vidéo durant l’année d’incubation

Jean-Christophe, graphiste, animateur spécialisé dans le motion design , nous détaille la valeur ajoutée du jeu comparé à la vidéo : « nous pensons qu’en étant actif dans le processus d’apprentissage, on apprend mieux ». JC, qui rêvait d’intégrer la prestigieuse école des Gobelins, évoque « la grande importance de la narration et du gameplay, aussi appelé expérience utilisateur, dans le jeu ». À terme, leur challenge est de mettre en place un processus créatif et technique qui permette d’aller vite pour fidéliser un public friand de rendez-vous réguliers. Toutefois, « il y a beaucoup de travail à côté durant l’année d’incubation» confie le duo. « Après cette année d’accompagnement, notre but est d’avoir réalisé quatre prototypes différents de jeux pour aller à la rencontre des partenaires pour qu’ils puissent se projeter plus aisément».

« Démocratiser une pédagogie et devenir un facilitateur de lien générationnel»

Les deux jeunes papas nous évoquent également leur désir de rendre plus accessibles des sujets « alambiqués » développés par des laboratoires de recherche ou des entreprises. Un bon moyen aussi pour les parents de réintégrer l’espace vidéoludique des ados. Non sans rappeler à JC les heures passées avec son père qui partageait son univers d’ingénieur aéronautique au travers des petites briques en plastique de couleur.

Ecrit par Maïté Torres pour l’UPVD




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